🇨🇩Sauts-de-mouton : Félix Tshisekedi appuie sur le levier pour dissiper les maladresses

 Au regard du bilan négatif très en débat dans l’opinion publique, le président Félix Tshisekedi a décidé de surveiller de près l’avancement des travaux de construction des tous les viaducs jetés sur les artères concernés. Une traçabilité en temps réel pourrait ainsi mettre un terme aux manœuvres dilatoires.

Les chantiers des sauts-de-moutons en cours de construction ont été dans le viseur du chef de l’Etat. Félix-Antoine Tshisekedi Tsilombo a consacré jeudi 13 février 2020 une bonne partie de son temps à une visite d’évaluation du niveau d’avancement des travaux.

Le sujet a suscité beaucoup de controverse et de sérieux débat sur l’utilisation des fonds alloués à la construction de ces vastes projets. Ce jeudi, le président s’est fait accompagner, en cortège, de plusieurs membres du gouvernement.

Sa visite, la deuxième du genre, a prévu une descente sur le carrefour du marché de la Liberté et de l’arrêt Pascal à Masina, dans le district de la Tshangu. Elle a consisté à constater les travaux 10 mois après le lancement inscrit dans son programme de 100 jours. Cette visite s’est poursuivie dans d’autres chantiers dans le Mont-Amba et dans la Lukunga.

C’est après Masina que le cortège s’est ébranlé vers l’Université de Kinshasa (Unikin) pour se rendre personnellement compte de l’évolution des travaux de réhabilitation des homes d’étudiants. Il s’est en outre rendu, notamment sur l’avenue Université dont les travaux de rénovation sont en cours.

Il sied de rappeler qu’à Kinshasa, la grogne a atteint son paroxysme. Piétons comme automobilistes, personne n’a cessé de maugréer, victimes depuis environ un an des embouteillages monstres causés par des chantiers qui n’avancent pas.

Plusieurs avis ont été évoqués. Pour les constructeurs, la raison est financière. Mais pour les proches du chef de l’État, il s’agirait d’une volonté de saborder l’image de celui qui a été surnommé « béton » par les Kinois après le lancement des grands travaux.

Par manque de moyens financiers, certains chantiers ont été presque à l’arrêt, comme en face de l’ambassade de France. La majeure partie de l’aire de circulation est encombrée par des tôles bleues.

Les embouteillages y sont monstrueux. Ce militant croit à la théorie du complot. « Tout cela fâche, déclare-t-il. Tout est boutiqué pour que la population puisse haïr le chef de l’État ».

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