🇨🇩RDC : la coopération avec la BAD porte sur des projets chiffrés à 1,4 milliard USD

Le portefeuille-pays de la Banque africaine de développement (BAD) se chiffre actuellement à 1,4 milliard de dollars américains. Il a été passé en revue avec satisfaction lors du séjour à Kinshasa du président Akinwumi Adesina. Des projets concernés sont ceux qui sous-tendent les cinq piliers du programme de la BAD et qui rentrent également dans les priorités du gouvernement de la RDC.

Le ministre des Finances, Henri Yav Mulang évoqué la clé de répartition de ce montant du portefeuille-pays sur plusieurs secteurs. Ce, avant de remercier, au nom du gouvernement, le management de la BAD pour toutes les allocations qui sont accordées à la RDC par cette institution dans le cadre du partenariat.

« Cette coopĂ©ration est marquĂ©e, Ă  ce jour, par un portefeuille d’un montant de 1,4 milliard d’USD, rĂ©partie sur plusieurs secteurs, Ă  savoir : (i) infrastructures de transport (30%), (ii) Ă©nergie (26%), (iii) eau-assainissement (12%), (iv) agriculture (12%), (v) social (8%), (vi) gouvernance (7%), (vii) industrie et mines (4%) et (viii) finance (1%) », a – t – il indiquĂ©.

High 5 de la BAD en RDC
Ainsi, le premier pilier du programme de la BAD, à savoir « éclairer l’Afrique », contient 7 projets en RDC pour un montant total de 486 millions USD.

Le deuxième pilier, qui est « nourrir l’Afrique », compte 5 projets en RDC dans le secteur agricole pour un montant de 160 millions USD.

Ces deux premiers piliers préparent et soutiennent la réalisation prochaine des projets du troisième pilier, qui est « industrialiser l’Afrique ».

Quant au quatrième pilier, à savoir « intégrer l’Afrique », choisi comme thème dans le cadre de dernières Assemblées annuelles organisées à Malabo, il renseigne 7 projets pour un montant total de 480 millions d’USD.

« La position géostratégique de notre pays, au centre du Continent, avec 9 pays voisins, lui confère des atouts indéniables pour jouer les premiers rôles dans l’intégration de l’Afrique, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest », a déclaré Henri Yav.

Enfin, le cinquième pilier, à savoir « améliorer les conditions des vies de l’Afrique », non seulement qu’il est la conséquence naturelle de la réalisation de quatre premiers piliers, mais aussi les grands projets dans le domaine de l’électricité, comme INGA 3 et dans la desserte en eau potable, contribuent à sa concrétisation.

Plaidoyer de la RDC
Toutefois, l’attention du président de la BAD a été attirée sur la nécessité, au regard de l’ampleur que prend la coopération entre son institution et la RDC, de renforcer le staffing du personnel de la BAD à la mission résidente.

A Henri Yav d’insister : « nous pensons qu’il serait indiquĂ© de complĂ©ter le Bureau National avec des postes clĂ©s ci-après : (i) Responsable Pays, (ii) Task Manager en Energie, (iii) Task Manager en Agriculture et (iv) Task Manager en Gouvernance. Cela rentrerait, Ă  point nommĂ©, dans le cadre de la politique de dĂ©centralisation prĂ´nĂ©e par la BAD. »

BAD-RDC : un partenariat bilatĂ©ral fondĂ© sur la bonne gouvernance

Au demeurant, la RDC entend résolument capitaliser les avancées politiques et les acquis économiques de ces dernières années pour impulser, avec le concours de ses partenaires bi et multilatéraux, tels que la BAD, la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International, une relance durable de son économie.

« Le Gouvernement de notre pays se félicite que ces projets soient conformes au Document de Stratégie Pays, prorogé jusqu’en 2020, en attendant la finalisation de son Plan National Stratégique de Développement (PNSD), sur lequel pourra se reposer la constitution du 15ème FAD », a conclu le ministre des Finances.

En rappel, la coopération entre la BAD et le RDC remonte de 1973. Depuis lors, des projets réalisés en RDC ont été évalués à un montant total de 6,4 milliards de dollars américains

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