🇨🇩Lutte contre Ebola à l’Est de la Rdc : l’OMS inquiète du regain de violence

 Devant les journalistes, le directeur des programmes d’urgence de l’OMS a exprimé son désarroi face à la flambée de violence qui empêche la lutte contre le virus Ebola à l’Est de la Rdc.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) est inquiète du regain de la violence à l’est de la Rdc à cause des faits d’insécurité enregistrés ces derniers jours avec les groupes armés dans plusieurs zones concernées par la réponse comme Beni, Oicha et Kyondo.

L’OMS entend ainsi mettre en garde sur les consĂ©quences d’un tel regain d’insĂ©curitĂ© qui, prĂ©vient-elle, pourrait empĂŞcher les Ă©quipes de riposte de mettre un terme Ă  l’épidĂ©mie d’Ebola.

Lors d’un point de presse Ă  Genève, le Dr Michael Ryan, directeur des programmes d’urgence de l’OMS a notĂ© : « Nous voulons simplement exprimer Ă  quel point nous sommes alarmĂ©s par le fait que le manque d’accès et de sĂ©curitĂ© nous empĂŞche maintenant de mettre un terme Ă  cette Ă©pidĂ©mie.

Le Dr Ryan qui considère qu’il s’agit d’une Ă©volution très dangereuse et alarmante alerte par ailleurs: « Nous voulons simplement exprimer Ă  quel point nous sommes alarmĂ©s par le fait que le manque d’accès et de sĂ©curitĂ© nous empĂŞche maintenant de mettre un terme Ă  cette Ă©pidĂ©mie ».

Le Dr Mike Ryan qui a rĂ©vĂ©lĂ© qu’il n’y a eu que sept nouveaux cas la semaine dernière considère aussi que « La diminution progressive des cas est une bonne nouvelle. Mais la mauvaise nouvelle, c’est que dans certaines zones clĂ©s, l’épidĂ©mie d’Ebola est actuellement corrĂ©lĂ©e avec la violence qui y sĂ©vit car l’insĂ©curitĂ© empĂŞche de suivre les contacts des personnes malades Â».

 Malheureusement, poursuit-il, au cours des deux dernières semaines, le nombre d’incidents de sĂ©curitĂ© a presque doublĂ© dans bon nombre de ces zones, y compris Ă  OĂŻcha et Beni. Or sur le terrain, les organismes humanitaires ont fait des progrès ces derniers mois. Mais « si la sĂ©curitĂ© se dĂ©tĂ©riore dans la rĂ©gion, nous pourrions nous diriger vers une très mauvaise situation ».

L’OMS entend ainsi mettre en garde sur les consĂ©quences d’un tel regain d’insĂ©curitĂ© qui pourrait empĂŞcher les Ă©quipes de riposte de mettre un terme Ă  l’épidĂ©mie d’Ebola.

Pour l’OMS, «Comme on l’a vu précédemment au cours de cette éclosion, de telles perturbations limitent les efforts de recherche et de surveillance des contacts et entraînent souvent une augmentation de la transmission ».

Il a souligné que de nombreux groupes rebelles sont actifs dans la région. Plus de 40 civils ont été tués au cours des deux dernières semaines. Et ce dernier regain de violence n’est pas étranger aux affrontements entre l’armée congolaise et les milices ADF, un groupe armé ougandais installé depuis 1995 dans l’est de la RDC.

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