đŸ‡šđŸ‡©Culture-Rdc : « le marchĂ© de l’Art n’existe pas en Rdc, sauf Ă  l’Ă©tranger » (Mohammed Ali Nizar Saleh)

Vainqueur de la quatriĂšme Ă©dition du concours d’Art contemporain « Artembo » Ă  Kinshasa dans la catĂ©gorie rĂ©alisation-vidĂ©o (VidĂ©aste), Mohammed Ali Nizar Saleh Ă  dĂ©crit la politique extravertie du marchĂ© d’Art congolais.

PrĂ©sent au lancement de la 5ieme Ă©dition de ce mĂȘme concours, il s’est exprimĂ© au micros de 24hNewsRdc.

« Il y a de celĂ  quelques decennies que l’art congolais Ă  Ă©tĂ© mis en valeur, mais qu’aujourd’hui la politique et les artistes ne reconnaissent plus. CĂ©lĂ  dĂ©coule du faite que ce marchĂ© est tournĂ© vers l’extĂ©rieur, les galeristes et collectionneurs qui s’y intĂ©ressent viennent souvent de l’Ă©tranger. De ce fait les artistes sont contraints de vendre leurs Ɠuvres Ă  vil prix, parce qu’il ne savent pas combien il vaux et surtout qu’ils ne sont pas syndiquĂ©s. A l’instar des aĂźnĂ©s qui on travaillĂ©s pour le compte du gouvernement, je dirais le marchĂ© d’art au Congo n’existe pas, pour la simple raison que; toutes les Ɠuvres d’Art contemporain congolais son vendues et collectionnĂ©es dans des galeries et musĂ©es Ă©trangers » indiquĂ© t-il.

En parlant de cet art dit contemporain, Nizar Saleh Ă©voque d’une part la passion et d’autres part, il invite les artistes Ă  la conservation des nos valeurs culturelles.

« Oui, nous ne faisons pas l’art pour ĂȘtre dans des milieux prestigieux d’art, mais c’est aussi une passion et en mĂȘme temps une nĂ©cessitĂ© pour notre sociĂ©tĂ©. Au Congo il y a plein des valeurs qui sont bafouĂ©es et donc face cette perte d’identitĂ© culturelle, il impĂ©rieux Ă  l’artiste de le rappeler. Tel que moi, je marche dans une approche de la dĂ©colonisation du Congo et de l’Afrique. Voyez que les artistes prĂ©disent l’avenir, en questionnant le prĂ©sent, tout en se rĂ©fĂšrent du passé je trouve que l’art est au centre de tout. »

A l’heure du rayonnement artistique de l’Afrique, Artembo garanti la visibilitĂ© de cet art au quatre coin du globe. De quoi rendre le continent africain au centre d’intĂ©rĂȘt artistique mondial.

« HonnĂȘtement, en ce moment tout les regards sont braquĂ©s sur l’Afrique. Ce qui est dommage, est que les gens regardent l’Afrique avec une optique occidentale. Les gens doivent s’adapter Ă  l’Afrique, c’est Ă  dire, l’Africain qui te raconte l’histoire de son continent et non un blanc arrivĂ© il y a deux semaines, qui te raconte les histoires de tes grands parents. Alors que la page de l’histoire tourne, tout est centralisĂ© sur l’Afrique
.Et aujourd’hui avec le changement climatique, je pense que les artistes sont des acteurs principaux pour traduire une explication plus large de ce qu’est l’environnement. »

InaugurĂ© en dĂ©cembre dernier par le chef de l’Etat le musĂ©e national de la Rdc attends abritĂ© les Ɠuvres d’art congolais. VoilĂ  donc une raison pour laquelle le gouvernement doit non seulement rapatrier les anciennes Ɠuvres datant de l’Ă©poque coloniale, mais aussi considĂ©rer les nouvelles crĂ©ations artistiques, de quoi revaloriser l’art congolaise en particulier et africaine en gĂ©nĂ©ral.

Merveil Bavabebay

leave a reply