đŸ‡šđŸ‡©Butembo-Ebola : “l’Eglise ne baissera pas les bras jusqu’à ce que la maladie soit dĂ©clarĂ©e finie” (Mgr Paluku Sikuli)

L’Eglise continue Ă  prĂȘcher la foi aux chrĂ©tiens mĂȘme dans le contexte de l’épidĂ©mie. C’est ce qu’a dit Monseigneur l’évĂȘque du diocĂšse de Butembo-Beni durant une interview avec la presse locale samedi 05 octobre Ă  l’évĂȘchĂ©.

S’adressant aux personnes qui, Ă  plus d’une annĂ©e, continuent Ă  douter de l’existence de la maladie, Monseigneur SIKULI PALUKU MelchisĂ©dech conseille de croire au regard du nombre de personnes qui ont perdu la vie de cette maladie.
Le prĂ©lat Catholique de Butembo-Beni s’est servi de l’exemple de la maladie qui a, autrefois, attaquĂ© les bananerais.
Se servant de sa propre expĂ©rience, SIKULI PALUKU MelchisĂ©dech raconte que le champ de bananerais dans lequel il est nĂ© n’existe plus suite Ă  une maladie qui, d’ailleurs a Ă©tĂ© nommĂ©e EBOLA. Monseigneur l’évĂȘque se plaint des personnes qui, aprĂšs avoir vu plusieurs personnes perdre la vie de cette maladie, continuent Ă  douter.

“On est en train de cultiver le maĂŻs, on plante le haricot lĂ  oĂč on avait les bananeraies. A l’époque oĂč c’est venu, curieusement, le mot Ebola Ă©tait dĂ©jĂ  connu. On disait que non, le bananier a attrapĂ© une maladie qu’on appelle Ebola. Maintenant que ça arrive chez les hommes, je ne comprends pas pourquoi vous ne comprenez pas que ça peut tuer. Autant vous avez vu une bananeraie disparaitre complĂštement, pourquoi vous doutez ? ” , S’est-il interrogĂ©.

“La culture Nande ne prĂŽne pas une proximitĂ© avec les corps des personnes dĂ©cĂ©dĂ©es”

C’est en ces mots que l’évĂȘque de Butembo-Beni rĂ©pond Ă  ceux qui brandissent la culture pour refuser les Enterrements Dignes et SĂ©curisĂ©s. Monseigneur l’évĂȘque raconte que dans le temps, les parents ont pris soin d’éloigner leurs enfants des morts. Et, les rites funĂšbres Ă©taient toujours rĂ©servĂ©s Ă  une frange.
D’oĂč SIKULI PALUKU MelchisĂ©dech en appelle Ă  revenir sur les anciennes pratiques coutumiĂšres qui, aujourd’hui permettent Ă  limiter les contacts dangereux.

Butembo Jérémie Kyaswekera

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